15 juin 2008
Balade à Pont-à-Mousson
Il y a quinze jours, avec quelques copains de la cité-U, nous avons décidé de nous rendre à Pont-à-Mousson en vélo suite à une proposition de mon ami Assa. Nous nous sommes retrouvés à la gare où nous avons loué de ces fameux Vélos-Stan. Nous étions huit, de huit nationalités différentes.
La seule fille de notre groupe, une Chinoise, n'avait pas touché un vélo depuis des années. Elle peinait réellement et restait à la queue du groupe. Elle ne voulait absolument pas renoncer et a trouvé le courage, malgré plusieurs chutes, de nous suivre jusqu'à Pont-à-Mousson et de nous devancer quelques fois.
Nous avons longé la Meurthe jusqu'au confluent avec la Moselle, puis nous avons longé cette dernière. Arrivés à Pont-à-Mousson, nous avons retrouvé un ami d'Assa qui nous a fait visiter la ville. Nous avons vu l'Abbaye dans laquelle a eu lieu le gala de mon école en novembre. Nous sommes ensuite montés à Mousson, le hameau qui surplombe la ville.
Nous sommes finalement rentrés à Nancy en train.
Nancy au quotidien
La ville de Nancy m'émerveille toujours. J'ai régulièrement la sensation de la découvrir en me promenant à différentes heures du jour et de la nuit.
Je vous fais donc part de mes promenades nancéiennes dans l'album "Nancy au Quotidien". Il y a parmi ces photos celles que j'ai prises entre deux tours pendant les 24 Heures de Stan.
24 heures de Stan
Je me décide enfin à publier les photos des 24 heures de Stan, un bon mois après leur déroulement...
Les 24 heures de Stan sont une course endiablée de chars autour de la place de la Carrière à Nancy. Tous les deux ans, l'ENSAIA organise cette course épique qui réunit une vingtaines d'écoles d'ingénieurs de l'Est de la France.
Pendant 24 heures de folie, les étudiants poussent leurs chars à fond sur le goudron tiède de la place, sous les hurlements métalliques de l'orchestre qui joue du métal et les cris de la foule en liesse. J'associe cette chanson à cette course.
Samedi 17 mai, 16 h 00, le départ de la course est donné... Le démarrage est explosif, notre char s'élance sous les efforts de mes collègues, je pousse aussi. La course est trop rapide pour moi.
18 h. La course est lancée, les chars vont moins vite et ont atteint une bonne vitesse de croisière. Ils ont reçus quelques coups, se sont heurtés les uns les autres, leur peinture commence à s'en aller et leurs décors à se casser. Je pousse le char de mon école à raison d'un tour sur trois, la bière coule à flot, la fatigue nous gagne peu à peu, mais l'EEIGM est hargneuse. Je quitte la course pour dormir un peu. En me couchant vers 23 h, je repense aux chars qui sont en train de tourner et à l'enjeu de la course qui se dispute et que je me prépare à rejoindre plus tard dans la nuit.
Dimanche 17 mai, 4 h. Après une heure et demie de sommeil et un petit déjeuner à base de nouilles pris à 2 h 30, je rejoins mes collègues. La place est déserte, la cacophonie de l'orchestre s'est tue. Les détritus jonchent le sol, on voit au loin quelques forçats pousser des chars délabrés et défigurés, poussant des râles inhumains d'épuisement et de hargne résiduelle. Plein d'entrain, je m'approche de mes collègues usés par la bière et les innombrables tours. Je me suis remis à pousser, avec quelques collègues épuisés. Nous n'étions plus que deux ou trois à pousser en même temps, contre une petite dizaine au début de la course. Il m'est arrivé de pousser le char tout seul pendant des tours entiers. D'autres chars étaient abandonnés au bord de la piste, comme dans un cimetière d'automobiles. Leurs carcasses sinistres jonchaient l'asphalte humide. Le char de l'ENSGSI filait encore à vive allure.
5 h. Nous sommes deux à pousser, parfois trois. Quelque fois, je suis le seul. Nous sommes relayés par un petit groupe de courageux, je prends le volant du char pendant quelques tours et j'admire la piste qui avance vers moi. Nous ne courrons plus derrière le char. Nous marchons calmement. Cela nous suffit à doubler le char de l'école d'architecture, celui de l'ENSEM puis celui de l'ESIAL... L'ENSGSI a abandonné son TGV transformé en vieux TER pour son char sono de secours.
6 h. Nous poussons encore.
7 h. Pareil... Mais je fais une petite pause pour aller photographier la ville qui se réveille...
8 h. Arg. Les courageux qui ont passé la nuit à pousser rentrent chez eux, éreintés. Les courageux qui ont survécu à la crue d'un fleuve de bière somnolent au bord de la piste. Les courageux qui sont revenus pousser vers 4 heures du matin poussent encore...
8 h 30. Je demande grâce. J'attends qu'on nous relaye pour aller me recoucher. Mes collègues reprennent du poil de la bête, certains reviennent après une nuit de repos et nous relayent. Je rentre chez moi, cassé de partout...
Je n'ai pas vu la fin de la course car je dormais... Notre char ne s'est pas arrêté de tourner une minute, j'ai un grand sentiment de fierté pour mon école et pour ma contribution. Nous avons bouclé 408 tours de la place de la Carrière, soit à peu près 200 km. C'est l'ENSTIB d'Epinal qui a remporté la course, avec son magnifique X-wing, en bouclant plus de 600 tours.
Allez donc voir les photos dans l'album ci-contre !









